Des arnaques à l’IA : la cybersécurité s’invite à la table des Français
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Ils sont 52 % à en avoir parlé lors d’un repas au cours du mois dernier
À l’occasion du Mois européen de la cybersécurité, Mastercard dévoile les résultats d’une nouvelle étude qui met en lumière l’importance croissante de la sécurité numérique dans la vie quotidienne. Face à la recrudescence des tentatives de fraude et aux menaces alimentées par l’intelligence artificielle, la cybersécurité est devenue un sujet de conversation récurrent, y compris en France.
Selon l’étude, 70 % des Français se disent aujourd’hui plus préoccupés par les risques de cybersécurité qu’il y a deux ans. Une majorité (61 %) estime même qu’il est plus difficile de sécuriser ses informations personnelles en ligne que de protéger son propre domicile. La cybersécurité est désormais un sujet prioritaire : plus d’un Français sur deux (51 %) y pense chaque semaine, et 52 % en ont parlé à table autour d’un repas au cours du mois dernier, un niveau supérieur aux préoccupations liées à la sécurité de l’emploi (31 %).
La fraude touche tout le monde, les jeunes en première ligne
En France, 80 % des consommateurs ont fait l’objet d’une tentative d’arnaque au cours de l’année écoulée et près d’un quart (24 %) ont répondu à ces sollicitations, notamment 47 % des membres de la Génération Z et 38 % des Millennials. Les fraudes les plus courantes concernent le shopping et le commerce en ligne (30 %), les investissements et cryptomonnaies (24 %), l’usurpation d’identité (23 %) ou encore les arnaques amoureuses (22 %). Les fraudes liées aux voyages (17 %) et à la billetterie (15 %) complètent le tableau. Parmi ceux qui ont été confrontés à une tentative de fraude, 76 % ont subi une perte financière, la moitié ayant perdu au moins 100 euros.
La honte ou l’embarras freinent encore la parole
Les menaces sont de plus en plus sophistiquées : 70 % des Français estiment que les fraudes aux transactions deviennent plus difficiles à détecter. Près de la moitié (44 %) considère même que se faire arnaquer est désormais inévitable. Pourtant, beaucoup restent silencieux : 48 % des Français reconnaissent qu’ils auraient honte de s’être fait piéger, et 40 % seraient embarrassés d’en parler, alors que seulement 32 % jugent négativement une victime de fraude.
L'impact sur la confiance et sur les entreprises
La fraude ne nuit pas seulement aux consommateurs, mais aussi aux entreprises : plus d’un Français sur deux (52 %) cesserait de fréquenter un commerçant auprès duquel il aurait subi une fraude. Beaucoup en parlent autour d’eux (66 %) et renforcent leur vigilance (68 %). Les petits commerçants sont particulièrement exposés, puisque 58 % des Français déclarent qu’ils privilégient désormais les grandes enseignes après une fraude.
L’intelligence artificielle, source d’anxiété croissante
En Europe, les contenus générés par IA sont la première source de préoccupation. En France, la tendance est similaire : seuls 7 % des consommateurs se disent capables d’identifier avec certitude une arnaque générée par IA. Une majorité exprime des craintes fortes concernant la prolifération des attaques automatisées (74 %), les détournements de systèmes d’IA (73 %) et les tentatives de phishing plus réalistes créées par IA (72 %). La principale inquiétude reste la difficulté à distinguer le vrai du faux : 70 % des Français craignent que les deepfakes ne menacent la sécurité nationale dans l’année à venir, et 67 % estiment que l’IA aggrave les menaces de cybersécurité.
Les institutions financières en première ligne
La confiance des Français se porte avant tout sur les acteurs financiers : 57 % font davantage confiance aux banques qu’aux institutions publiques (44 %) pour les protéger contre la fraude, et 63 % estiment que leur fournisseur financier les protège mieux qu’eux-mêmes.
Des Français actifs mais demandeurs de formation ou de sensibilisation
Pour se protéger, les Français adoptent des gestes simples : vérification des expéditeurs d’e-mails (64 %), usage de mots de passe robustes (61 %), mise à jour régulière des logiciels et applications (62 %) ou encore activation de l’authentification à deux facteurs (54 %). Mais 58 % aimeraient recevoir une formation ou un programme de sensibilisation pour mieux gérer les arnaques, preuve que l’information reste clé.
Barbara Sessa, Directrice Générale de Mastercard France déclare : « La sécurité numérique façonne de plus en plus la manière dont les consommateurs vivent, achètent et interagissent en ligne. Si beaucoup prennent déjà des mesures pour se protéger, l’accompagnement, l’éducation et des systèmes fiables demeurent essentiels. Chez Mastercard, nous nous engageons à renforcer la confiance numérique grâce à des solutions sécurisées, afin de garantir aux Français la même tranquillité d’esprit en ligne que lorsqu’ils protègent leur domicile. Cette confiance est une responsabilité partagée : entreprises, institutions financières et citoyens ont tous un rôle à jouer pour rendre la vie numérique plus sûre et plus résiliente. »
Mastercard a renforcé son engagement dans la cybersécurité grâce à des acquisitions stratégiques, des outils de pointe et des partenariats ciblés. L’acquisition récente de Recorded Future, la plus grande société mondiale de renseignement sur les menaces, illustre cette ambition. L’entreprise déploie une large gamme de services de cybersécurité, de l’évaluation des risques aux solutions basées sur l’IA, pour protéger l’écosystème numérique et instaurer un standard plus élevé de confiance.